19 avril 2007
Trois fabuleuses découvertes!
Barbara Natoli Witt crée des colliers uniques dont la technique de tapisserie forme un réseau fascinant de fibres colorées, de billes anciennes et de pierres fines. On y découvre des trésors patrimoniaux, des artéfacts et de jolies pièces sculptées nichées au centre d'un brillant amalgame de matières.
Dave's Polymer Clay Figures Site Fimoteurs et fimoteuses, attention à vos claviers, car en posant les yeux sur l'oeuvre de ce monsieur, vous risquez de provoquer une réaction très intense de vos glandes salivaires. Inondation en vue!
Elvenwork, l'oeuvre de Katherine Dewey. Rien pour arranger les choses chez les adeptes du polymère! Katherine Dewey sculpte de superbes figures fantaisistes. Vous pourrez y admirer des elfes, des fées et des gnomes de tout acabit!
Bonne exploration!
18 avril 2007
Exposition éclair!
INVITATION
Vous êtes cordialement invités à venir me rencontrer en compagnie d'Emmanuelle Brion de Artemma Créations lors d'une petite exposition à Candiac (Québec), les 28 et 29 avril prochains.
Toutes deux artistes du crochet, nous confectionnons des bijoux originaux à l'aide de fil métallique. Vous y verrez la même technique, deux artisanes, deux styles bien différents!
Profitez de l'occasion pour dénicher un petit cadeau vraiment spécial pour la Fête des mères.
Où : Café Doré
150, boul.
Jean-Leman
Candiac, Québec
(sortie 99 de l’autoroute 30)
Quand : Le samedi 28 avril, de 10 h
à 18 h
Le
dimanche 29 avril, de 11 h à 16 h
Pour vous y rendre: Carte routière Yahoo
11 avril 2007
Plagiat ou évolution parallèle?
For English, please use this translation tool. Simply copy the address of this page from your browser, and paste it into the "Translate a web page" box, selecting the French to English option. Not the best solution, I know, but I can't seem to find the time to translate the article, and besides, you might get a chuckle out of the rendered version! :-)
Introduction
Quand on crée des objets aussi populaires que des bijoux, il arrive fréquemment, surtout pendant les premières années d'exploration, que l'on découvre des créations tellement semblables aux nôtres que notre première réaction soit de croire au plagiat. Oh misère, quelle horreur!
C'est évidemment un réflexe bien normal, car le plagiat est une notion qui est malheureusement tout à fait réelle. On entend beaucoup d'histoires à ce sujet et si on entretient des contacts et des relations dans le domaine, on connaît tous au moins une ou deux personnes à qui c'est arrivé.
Mais est-ce toujours le cas? Doit-on enfermer toutes nos créations à double tour par crainte d'être copiés? Est-ce normal que cela se produise plus d'une fois? Stop! N'allons pas plus loin. Avant de sombrer dans la déprime et de nous ruer chez notre psy favori, essayons de considérer d'abord quelques notions alternatives.
Évolution parallèle
Ce n'est peut-être pas nécessairement du plagiat, mais plutôt deux cheminements semblables tout à fait honnêtes et légitimes. Il existe des notions dans tous les domaines reliés à la création que l'on nomme évolution parallèle et évolution convergente. Ces termes sont surtout utilisés en biologie, en génétique ou en sociologie, mais ils peuvent aussi être appliqués à d'autres domaines, par extrapolation. Voici un extrait de Wikipédia:
Dans l'étude de l'évolution et de la sélection naturelle, le phénomène d'évolution parallèle se produit quand deux espèces indépendantes développent, en même temps et dans un écosystème identique, des caractéristiques similaires.
L'évolution parallèle est différente de l'évolution convergente. L'évolution convergente explique par exemple comment, dans deux écosystèmes différents et à différentes époques, les mouches et les oiseaux ont développé des ailes.
Lorsqu'ils s'appliquent à la création, ces phénomènes peuvent s'expliquer par les grands courants sociaux du moment qui influencent notre façon de vivre, comme la mode, la politique, l'économie, etc. Par exemple, si les dernières tendances de la mode sont aux matières recyclées, il sera normal de voir beaucoup de créateurs utiliser de telles matières dans leur production. On n'a qu'à penser au commerce équitable qui occupe une place de plus en plus grande dans le marché! De la même façon, si le climat politique international est tendu, il y a fort à parier que cela va se refléter de manière souvent comparable chez les artistes aux quatre coins de la planète.
Vous souvenez-vous de la période de grande frivolité qui a suivi la première guerre mondiale, une époque qu'on a judicieusement nommée les années folles? Tous les créateurs en ont été imprégnés; il fallait exprimer ce besoin de liberté et d'insouciance ressenti après de longues années de tristesse et d'austérité.
C'est un peu comme pour le modèle ci-contre que j'ai réalisé à la fin de l'été 2005, avec de petites boules tricotées. Ce modèle a été publié en août 2005 dans un forum (Creative Wire Jewelry), ainsi que dans mon blogue personnel et dans celui d'un projet collectif auquel je participe, en plus d'avoir été publié dans mon site web à ce moment-là.
Je fais des bijoux crochetés en fil métallique depuis près de cinq ans, et je n'avais jamais vu de colliers avec de telles boules auparavant. Quelques mois plus tard, j'ai mis la main sur un exemplaire du Step-by-Step Wire Jewelry, édition hiver 2006, pour trouver en page 12 et à mon grand désarroi, un collier monté avec les mêmes boules. La créatrice de ce collier se nomme Joan Dulla et c'est une artiste accomplie possédant un talent extraordinaire. Elle n'a donc aucun besoin de trouver ses sources d'inspiration chez d'autres artisans, surtout s'ils sont moins expérimentés qu'elle. De plus, le contenu de ces revues est déterminé au moins six mois à l'avance, et cet article a probablement été préparé au cours de l'été précédent, ce qui rend tout plagiat impossible, de part et d'autre. À moins d'avoir souffert d'amnésie aiguë, je sais pertinemment que je n'ai pas copié Mme Dulla puisque c'est la revue qui me l'a fait connaître à l'hiver 2006. Je n'ai pas mis de photos du travail de Mme Dulla pour des raisons de droit d'auteur, mais vous pourrez voir les pièces en question en visitant son site qui, soit dit en passant, vaut véritablement la peine d'être vu. Sa sculpture Emily's Fine est infiniment touchante...
Alors, comment en sommes-nous arrivées toutes les deux à faire à peu près la même chose au même moment? À cause des tendances de la mode, bien sûr!
On voyait défiler sur les passerelles, pendant cette saison-là, des processions de mannequins portant de
longs colliers multirangs avec de très grosses billes. Comme il n'y avait pratiquement que cela dans les défilés et les revues de mode, on a fini par les voir jusque dans notre soupe! Pas surprenant que la tendance se soit aussi retrouvée chez les artisans.
Mme Dulla tricote ses bijoux (elle dit qu'elle les crochète avec un crochet, mais le point rendu est bien celui du tricot), et je crochète les miens (quoique ces boules-ci aient été tricotées). À ce qu'on me dit, elle avait commencé à faire ces boules tricotées en 1995, mais elle les avait un peu mises au rencart jusqu'à récemment. L'ajout de grosses billes en bois, en résine ou en pierres semi-précieuses à des cordons crochetés aurait probablement donné des résultats douteux. La solution la plus évidente pour moi était de tricoter ou de crocheter de grosses boules et de les intégrer à des assemblages plus traditionnels. Mme Dulla, quant à elle, a eu l'idée de ressortir ses boules crochetées (ou tricotées selon la perspective...) Voilà un exemple parfait d'évolution parallèle!
Évolution convergente
De même, on peut parler d'évolution convergente lorsque des artistes franchissent à peu près les mêmes étapes au même stade de leur développement. Ils chercheront donc à créer des oeuvres à la hauteur de leur cheminement, produisant ainsi des créations d'une similitude ahurissante, même si un océan et plusieurs décennies les séparent, et qu'ils n'ont jamais entendu parler l'un de l'autre.
De plus, il y a des designs que l'on peut qualifier de classiques, repris des milliers de fois, à toutes les sauces. Qui n'a pas commencé à explorer une technique en utilisant des modèles déjà faits, surtout au début? Et qui, se sentant finalement assez solide, n'a pas décidé un jour de se jeter à l'eau en essayant de faire sa propre création? Finalement, qui n'a jamais été déçu de constater qu'il en existe beaucoup d'autres semblables? Déception d'autant plus amère qu'on y a souvent mis de longues heures et investi beaucoup de temps et d'efforts dans la résolution de problèmes.
Ce genre de situation en décourage plus d'un, mais ce sont exactement ces étapes-là du développement qui nous forcent à aller plus loin et à vouloir se dépasser.
J'ai vécu une telle situation récemment, bien que plutôt anodine, avec une autre participante du forum Creative Wire Jewelry. Un jour, j'ai assemblé des anneaux afin de fabriquer un collier en acier inoxydable pour mon fils de 12 ans. Comme il l'adore et ne le quitte plus, même pour aller au lit, j'ai eu envie de développer une petite ligne de bijoux en cotte de mailles pour adolescents, en intégrant de la couleur sous forme d'anneaux en néoprène dans le maillage. J'ai donc dressé un inventaire de tous les anneaux que j'avais sous la main puis j'ai vérifié quels maillages pouvaient avoir les ratios (Aspect Ratio) qui correspondaients à mes stocks.
Mon choix s'est arrêté sur un modèle oriental 12-en-1, très joli en inox et néoprène bleu (photo de droite). Sur le moment, je
n'ai même pas songé à le publier dans le forum ou ailleurs car il s'agissait pour moi d'un projet de second plan. Cela dit, cela ne m'a pas traversé l'esprit jusqu'à ce que je voie quelques bracelets, presque identiques, publiés par Kateri selon la même technique, mais inversée (photo de gauche). Là où j'ai utilisé le métal, elle a mis le néoprène et vice-versa. Le ying et le yang, quoi!
Diantre! On a fait pratiquement la même chose en même temps! Elle, pour l'anniversaire de sa nièce, et moi, inspirée par mon fils et les jeunes de son âge. Bien sûr la cotte de mailles avec néoprène a été produite et interprétée de mille et une façons au fil des ans, mais pour le néophyte, ça peut sembler assez nouveau, voire même innovateur...
Kateri aurait très bien pu s'écrier que j'avais copité son modèle (expression très prisée dans les forums de discussion européens), mais elle sait bien qu'on n'a rien inventé ni elle, ni moi. On n'a donc pas à grimper dans les rideaux, puisqu'il n'y a jamais eu de copitage.
Pour qu'on puisse vraiment dire d'une pièce qu'elle a été imitée ou copiée, ce doit être une création originale. Pour s'en assurer, il faut se demander ceci: Suis-je vraiment certain(e) d'avoir bel et bien inventé ce modèle ou y a-t-il une possibilité qu'il en existe déjà au moins un exemplaire semblable quelque part? Là, je crois qu'on vient de réduire considérablement les probabilités de copitage!
La seule possibilité qui confirme le plagiat hors de tout doute et ce du premier coup d'oeil, c'est lorsque vous trouvez vos propres photos sur un autre site. Dans ce cas-là, c'est à vous de jouer pour les faire retirer.
On peut aussi commencer à s'interroger quand on trouve plusieurs de nos modèles rassemblés parmi les créations d'un autre designer, reproduits presque intégralement, avec seulement quelques variations très mineures. Mais attention! Même si la source d'inspiration vous apparaît à ce point évidente, il vaut mieux respirer un bon coup et réfléchir un peu avant de déterrer la hache de guerre.
Tout d'abord, est-ce que ces réalisations sont de la même qualité que les vôtres? Une exécution de qualité inférieure ne peut pas vraiment vous causer de tort, car vos clients verront bien la différence et votre succès se bâtira solidement sur votre bonne réputation.
Les réalisations plus récentes de cette personne ont-elles été personnalisées davantage? Peut-être que vos créations lui ont servi de modèle à ses débuts, mais que cette personne est maintenant en voie de développer son propre style? Il vous suffit donc de patienter un peu et ce désagrément sera bientôt derrière vous.
Si votre copiteur ou copiteuse n'arrive pas à produire autre chose que des copies par manque d'inspiration, de créativité ou de talent, la menace est plutôt faible, ne trouvez-vous pas? Il vous suffit simplement de poursuivre votre démarche et de pousser votre développement artistique pour vous maintenir toujours en avant. Cela peut même représenter une excellente source de motivation!
Est-ce que votre clientèle est la même? Si vous évoluez sur deux continents différents, il y a de fortes chances pour que cela n'ait aucune espèce d'incidence sur vos affaires. Alors pourquoi s'en faire? Comme le dit Bob Marley: Don't worry, be happy!
Êtes-vous en mesure de prouver hors de tout doute que vos créations sont réellement antérieures aux siennes et qu'elles sont suffisamment originales ou innovatrices pour être qualifiées de créations? Il est possible que se soit un cas d'évolution parallèle ou convergente... même pour vous!
Si vous pensez vraiment être victime de plagiat, et que la personne coupable soit vraiment mal intentionnée, la première démarche à faire est de documenter toute la situation pour vous constituer un dossier (juste au cas). Ensuite, comme vous êtes certainement une personne courtoise, vous pouvez envoyer une lettre polie mais ferme, expliquant la situation et lui demander de retirer les pièces offensantes de son blogue, ou de son site web ou de tout autre média. Au minimum, vous pouvez lui signifier qu'elle pourrait avoir la gentillesse d'indiquer d'où provient sa source d'inspiration si cela vous convient.
Si ça ne fonctionne pas, il reste toujours la possibilité d'intenter une poursuite légale, mais est-ce que cela en vaudrait vraiment la peine? Est-ce que les bénéfices seraient supérieurs au frais légaux, surtout si c'est dans un autre pays? Est-ce que les dédommagements financiers possibles seraient une compensation suffisante pour tous les problèmes qu'une telle action pourrait vous causer? Et n'oubliez pas que ce genre de poursuite a très peu de chances de réussir, alors pensez-y bien avant d'embarquer dans cette galère!
L'effet des thématiques
Les exigences d'un client peuvent parfois réduire considérablement les possibilités de design et mener à des probabilités fort élevées de créativité parallèle. L'allure d'une pièce peut aussi être façonnée par une thématique, comme dans le cas d'un projet spécial par exemple ou encore, pour établir la ligne directrice d'une collection. Parfois, l'inspiration provient simplement des fournitures que l'on a sous la main.
Ces limitations ne sont certes pas insurmontables, et il suffit de s'en servir comme tremplin pour créer de vraies petites oeuvres d'art. Cependant, ce n'est pas toujours le cas, et pour être tout à fait honnête, c'est même plutôt rare... Le nombre de véritables créateurs qui arrivent à nous étonner en sortant régulièrement des sentier battus est vraiment très restreint. Et parfois, c'est tout simplement le type de projet qui ne justifie pas une activation aussi débridée des neurones.
Voici un exemple de créativité parallèle engendrée à la fois par un projet thématique et par l'utilisation des fournitures disponibles.
Je fais partie d'un forum de discussion d'expression française axé principalement sur le perlage, mais où on y trouve aussi des fimoteuses, des métalleuses, des verreuses (Ouf! disons des artistes du verre, d'accord?), etc. Un concours qui durait tout le mois de mars a été annoncé à la fin de février. Le titre du concours était Délire de Mars et son objectif était de fabriquer un bijou sans utiliser de perles ou de trucs en pâte de polymère.
J'ai beaucoup d'anneaux en acier inoxydable, alors je me suis dit qu'il serait facile de faire quelque chose avec un look plus industriel, pas trop bijou, d'aspect un peu étrange. Quoi de mieux que des objets trouvés, que l'on peut dénicher aisément en quincaillerie! J'ai donc acheté des écrous et des rondelles en acier inoxydable, et j'ai réalisé une petite série de bijoux avant d'arrêter mon choix sur le bracelet à breloques montré à gauche. Toute fière de moi, il ne me restait plus qu'à poster le tout sur mes deux forums préférés. L'un pour le concours, l'autre pour le plaisir!
Entretemps, Kateri a posté ce bracelet dans le forum Creative Wire Jewelry (à droite), qu'elle a réalisé à cause d'un surplus de matériel. Elle n'avait aucune connaissance du concours ni du projet sur lequel je travaillais! Ce bracelet est né simplement parce qu'elle a eu besoin de quelques-unes de ces rondelles corruguées pour des travaux domestiques, mais elle a dû en acheter toute une boîte. Que faire avec autant de restes? Un bracelet à breloques, bien sûr! Elle a donc eu la même idée de modèle à peu près en même temps, mais pour des raisons différentes.
Bon, je me suis dit que ce n'était pas grave; il me restait toujours l'autre forum avec le concours. J'ai localisé la discussion appropriée pour participer et avant d'y inscrire mon bracelet, j'ai décidé de regarder les autres entrées. Ah, flûte alors! Quelqu'un m'avait encore devancée! Heureusement que j'ai pris la peine de regarder avant d'y publier ma pièce, j'aurais eu l'ai moi-même l'impression d'être une copiteuse.
L'image de gauche montre le bracelet que Corinne G. (alias Harmonie) a réalisé dans le cadre de ce concours. Elle a fait un maillage simple avec des anneaux et elle y a accroché des écrous et des rondelles en guise de breloques. Pour Corinne comme pour moi, ce sont la thématique et les règles du concours qui ont mené à ces réalisations très semblables, sans toutefois s'être inspirées l'une de l'autre.
En conclusion
Quand on voit une pièce qui ressemble étrangement à l'une des nôtres, il faut toujours s'interroger avant de crier au plagiat. Ce n'est peut-être pas volontaire! Il peut s'agit d'un cas d'évolution parallèle ou convergente. Il faut des preuves très solides avant d'accuser quelqu'un d'avoir copié une création.
Et si on a toutes les preuves qu'il ne s'agit vraiment pas d'une coïncidence, est-ce que ça vaut la peine de se compliquer la vie avec une poursuite? Très rarement! La meilleure solution reste l'approche civilisée pour tenter de résoudre la situation à l'amiable.
À partir du moment où l'on décide de montrer nos réalisations et de les rendre accessibles au public, que ce soit dans l'Internet, dans des publications écrites, lors d'expositions ou dans des boutiques, il faut s'attendre à ce que quelqu'un essaie de nous imiter, tôt ou tard. C'est la nature humaine! À nous de faire le nécessaire pour dépasser continuellement nos propres limites et toujours maintenir une longueur d'avance sur la concurrence.
Et si on voyait cela comme un compliment au lieu de s'en formaliser? Après tout, si des gens se donnent la peine d'essayer de reproduire nos créations, c'est sûrement parce qu'elles sont sublimes, non?
Merci à L Kateri Gilbode (www.funkyjunkdesigns.com), ainsi qu'à Corinne G. pour m'avoir gentiment donné l'autorisation de publier leurs photos dans cet article. C'est très apprécié!










